• "Au delà de nos différences"histoire écrite par Lara

     

    "Au delà de nos différences"

    "Au delà de nos différences"histoire écrite par Lara

     

    Mon histoire se déroule dans un petit  village du sud de la France.Je m'appelle Marie,je viens de fêter mes 30 printemps.Je mène une petite vie paisible en appartement que je partage avec mon chat "Mozart". Je travaille dans une petite pharmacie à proximité de chez moi.Malgré les fins de mois difficiles ma vie se déroule tranquillement.Souvent je me dis  qu'il y a beaucoup plus malheureux que moi sur terre.

    J'ai perdu mes parents dans un accident de la route,un chauffeur ivre leur a coupé la priorité,ils sont restés tout deux dans le coma plusieurs jours pour finalement quitter ce monde à une journée d'intervalles.

    Ma maman avait travaillé plus de 20 ans dans une famille très riche qui possédait un immense vignoble dans le village voisin.Elle était très estimée dans cette famille au point d'être devenue une véritable amie avec la propriétaire du domaine. Au fil des années elles étaient devenues plus que des amies je dirais même des soeurs. Malgré la différence sociale qui les séparaient.

    Le domaine était magnifique et rapportait beaucoup d'argent avec la vente des grands crus.Le Saint Emilion était leur plus grande vente,tout cela pour vous dire qu'ils ignoraient l'étendue de leur fortune.

    Ma mère s'occupait principalement du foyer de la famille c'est elle pour ainsi dire qui avait élevé leur seul et unique fils (Thomas) qui a le même âge que moi.Nous nous fréquentions peu car nous étions trop différents,lui adorait se faire remarquer avec ses voitures de sport,ses courses de chevaux,les casinos,et ses conquêtes qu'il ne comptait plus.Bref tout le contraire de moi qui préférais le calme,passer mes soirées en pyjama à regarder des films d'amour avec Mozart sur mes genoux.Je me faisais toujours discrète ,j'évitais toujours son  regard car il me regardait de haut,toujours à me donner l'impression d'être écrasée.Malgré toutes nos différences ma petite vie banale me convenait bien et je ne voulais rien changer.

    Les années passèrent puis un jour alors que je travaillais à la pharmacie,un très gros bruit nous fi sursauter,les gens couraient dans tous les sens,la sirène des pompiers retentissait dans toute la rue,l'ambulance arriva à toute allure.Que ce passait-t-il donc?Je l'ignorais et je sortis sur le trottoir pour essayer de comprendre le pourquoi de ce  brouhaha.

    Oh! grand fut mon étonnement d'apprendre que "Thomas Marschall" le fils du domaine venait de provoquer un grave accident.

    Les jours qui suivirent l'accident j'essayais d'en savoir plus.J'écoutais discrètement  les conversations des clients,et finalement j'appris que Thomas conduisait son portable à la main et pour éviter un enfant qui passais ,l'accident c'était produit.Quel malheur pour cette famille tellement apprécié dans les environs.Tout le monde était sous le choc,et nous restions sans nouvelles de Thomas.Puis  finalement un employé du domaine raconta avec tristesse que Thomas avait perdu l'usage de ses jambes et qu'il fallait le transférer à l'étranger dans un établissement  plus approprié à son handicap.

    Les semaines passèrent les pauvres parents de Thomas faisaient sans cesse le va et vient du domaine à la clinique et pour ce faire ils prenaient l'avion chaque jour ce qui les fatiguait énormément.Cette famille venait d'être frappé tout droit en plein coeur et malheureusement le drame ne s'arrêta pas là.Au bout de quelque semaine le village était toujours sous le choc. Puis un soir en rentrant chez moi ,et que je préparai le souper allumant  machinalement la télévision j'entendis aux nouvelles qu'un avion venait  de s'écraser ,et il n'y avait aucun survivants.Les parents de Thomas  étaient  dans cet avion.Tout le monde était anéanti ,choqué on ne trouvait plus les mots pour en parler.Et a cet instant précis je me suis dit "Qu'allait devenir Thomas ? "

    Trois jours plus tard tout le village se préparait pour les obsèques de monsieur et madame Marschall.Ce triste jour arriva et nous nous sommes tous retrouvés à l'église,il n'y avait pas assez de place  dans l'église car il y avait foule ,des centaines  de personnes arrivaient de tous côtés,quand soudain je vis arriver Thomas en fauteuil roulant avec une infirmière qui le poussait doucement.Je le regardais tristement et cette fois c'est moi qui cherchait son regard,ce n'était plus moi  qui me sentait écrasée mais c'était lui qui était  complètement perdu,pour cacher ses larmes il s'empressa de mettre ses lunettes de soleil.Les cercueils étaient l'un à côté de l'autre,le curé prononça un sermon à n'en plus finir,au bout d'une heure tout le village ce mit en marche doucement derrière le corbillard ,le village était désert,pas une voiture,personne dans les rues  mis à part cette foule interminable de gens qui accompagnait tristement le couple vers leur dernière demeure.

    Arrivé au cimetière tout le monde passa un à un devant les cercueils  pour les bénir ou  simplement leur dire au revoir.Puis il fallut présenter les condoléances au reste de la famille Marschall qui était alignée côte à côte.En passant devant Thomas je ne pus retenir mes larmes,car tout cela me faisait remonter les pénibles souvenirs de mes pauvres parents.La main de Thomas était toute tremblante abasourdi méconnaissable ,le Thomas qui regardait de haut les gens était devenu un petit garçon sans aucune défense.

    Tous ces changements inattendus me bouleversaient .Puis au bout d'un long moment chacun reprit le chemin de leur maison et la vie revint doucement dans le village.

    Une semaine plus tard j'entendis frapper à ma porte, je fus surprise de voir le notaire du village me donner une convocation à me rendre à son cabinet dans les plus brefs délais.Je me posais des tas de questions qui restaient sans réponses.Pourquoi cette convocation?Pourquoi à moi?Je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait.Et tout cela me faisait même peur.J'attendais avec hâte le rendez-vous pour enfin être libérée de cette angoisse qui me rendait malade.

    Enfin le jour "J" arriva.J'allais pouvoir avoir les réponses à toutes mes questions.J'attendais ,assise dans la salle d'attente de maître Drouard lorsque soudain la porte s'ouvrit.Thomas entra dans son fauteuil accompagné de son infirmière,il me salua en hochant la tête et me demanda ce que je faisais là.Je lui répondis que je l'ignorais complètement.Il se retourna vers son infirmière et en souriant lui dit"Maître Drouard a certainement besoin d'une bonne"Son attitude arrogante était déja revenue au galop.Les mauvaises habitudes reprenaient leurs places et cela était bien dommage.

    Au bout d'un certain temps je me retrouvais dans le bureau de maître Drouard,il demanda également à Thomas d'entrer ce qui nous étonna énormément.Puis il nous déclara que nous étions convoqués pour la lecture du testament de Monsieur et Madame Marschall;aussitôt Thomas se retourna vers moi et demanda en me montrant du doigt ce que MOI je faisais là.Maître Drouard répondit que le testament me concernait également.Puis il ouvrit une enveloppe et en sortit une lettre,il posa ses lunettes sur le bout de son nez et commença la lecture.Mon Dieu à partir de ce moment précis ma vie allait complètement changée.Le notaire nous expliqua que le domaine ainsi que le vignoble devait être divisés en 2,à cet instant même Thomas prit la parole et dit à haute voix qu'il ne comprenait pas  car il était le seul fils unique et que la totalité devait lui revenir.Le notaire lui répondit ouvertement d'attendre la fin de la lecture du testament sans l'interrompre à nouveau il reprit la lecture ,en effet aussitôt la mort de ma mère madame Marschall avait rédigé son testament en demandant clairement la division de tous leurs biens en 2 parts égales entre leur fils Thomas et Moi même.Je restais immobile en fronçant le regard pour essayer de comprendre ce qui m'arrivait.Puis le notaire rajouta qu'il restait une close importante à signaler.Pour pouvoir hériter des biens je devais obligatoirement venir habiter le domaine et empêcher Thomas de dilapider la richesse de la famille,car il dépensait sans compter et ne connaissait pas la valeur de l'argent car il était né avec une cuillère en argent dans la bouche comme on dit vulgairement ici.Oh lalala le visage de Thomas s'assombrit il tapait de la main sur son fauteuil très fâché de ce qu'il venait d'entendre ,il prit la parole et dit à haute voix qu'il devait y avoir une erreur que tout cela était impossible,mais maître Drouard  lui répondit que tout était parfaitement en régles et qu'il devait se faire une raison.

    Après avoir signé les papiers je me lève pour quitter le cabinet,lorsque Thomas me dit"tu peux refuser le testament conteste le ,refuse le.Mais le notaire lui répondit que si je refusais alors il n'hériterait de rien ,la fortune devait être divisée en deux ou alors il n'obtiendrait rien du tout.Si je conteste  l'héritage alors tout sera dispersé dans les oeuvres de charité.Donc il n'y avait pas de choix possible et Thomas quitta le cabinet furieux.

    Moi je ne comprenais pas  tout ce qui m'arrivait j'étais complètement à côté de la plaque,moi qui vivait très simplement je devenais une des plus riches femme du village.Sur le chemin du retour je me suis arrêtée au cimetière pour raconter tout cela à ma maman.Puis je suis resté des heures  sur la tombe de monsieur et madame  Marschall pour essayer de remettre de l'ordre dans la tête car jamais ô grand jamais je n'aurait imaginé qu'une tel chose m'arrive!

    Le jour commençait à tomber et je repris le chemin de chez moi.En rentrant je serais fort Mozart en lui racontant que nos vies allaient changer.La semaine suivante je donnais ma démission à la pharmacie ,et je commençais à faire mes cartons pour emménager au domaine.Je n'avais pas grand chose à emmener ce que j'avais de plus cher était Mozart.Puis après avoir quitter mon appartement j'arrive au portail du domaine et à partir de cet instant ma vie changea complètement.Je m'étais installée à l'étage du domaine le bas était réservé à Thomas vue son handicap.Nous nous croisions aux heures des repas dans la salle à manger car il y avait une énorme table de chêne rectangulaire,nous étions l'un et l'autre à chaque extrémitée , et partagions nos repas sans même se dire un seul mot,pas un regard bref de parfaits étrangers.Le plus heureux dans tout cela c'était Mozart il était souvent étendu de tout son long dans les vignes ou mes employés le caressaient il était au paradis.

    Puis les semaines passèrent sans aucun  changement.Je n'avais pas l'habitude de me faire servir je m'ennuyais de grandes journées à ne rien faire ,cela ne me ressemblait pas du tout,donc j'allais de temps en temps aider à la vigne et surtout je m'intéressais de très prés à tout ce qui touchait l'histoire des vins .De plus  je m'entendais très bien avec le personnel ,ils me respectaient et me parlaient de plein de choses ce qui devait énerver Thomas au plus haut point car personne ne s'adressait à lui.Il avait toujours  été méchant arrogant et jamais il ne s'était intéressé à la vigne,pourtant c'est un endroit magnifique et super intéressant  moi j'adorais.

    Thomas se sépara de son infirmière,car elle aussi ne le supportait plus;il était déjà pas facile à vivre avec l'usage de ses jambes,alors imaginez le avec ses capacités réduites,c'était l'enfer il était de plus en plus méchant et ne supportait pas ma présence au domaine.

    Les ventes de vins reprirent de plus belle à l'approche des fêtes de Noël .Tout fonctionnait a merveille jusqu'au jour où nous décidâmes de faire une dégustation des vins en cave,petit moments qui nous rapporteraient encore plus d'argent car les connaisseurs goûtaient  les vins et surtout en achetaient par caisses entières.Les grilles du domaine s'ouvrirent et la petite fête se préparait ,les traiteurs arrivaient avec leurs petits fours les invitations furent envoyées par centaine,tout ce déroulait bien.Le grand jour arriva,les connaisseurs arrivaient de toutes les régions il y eu un monde fou.Tout ce déroulait parfaitement jusqu'au moment où on ne tapota sur l'épaule pour me présenter quelques personnalités et parmi elles je remarquais un jeune homme qui me fixait sans cesse ,cela me gênais au point d'en perdre mes moyens car cela des heures. Finalement le jeune homme vint se présenter c'était le fils d'un vigneron très renommé il venait du Périgord à quelques  kilomètres de Bergerac,implanté sur les coteaux qui dominent la vallée de la Dordogne,le village de Monbazillac a donné son nom à un fameux vin liquoreux.Il se présenta en me saluant très poliment ,il était très distingué,très aimable ,et surtout super beau,grand brun aux yeux bleus oh lala je me noyais dans son regard qui en disait long.Quand soudain Thomas fit son entrée les gens allèrent le saluer poliment et revenaient direct à mes côtés,quant à ce jeune homme séduisant il resta à mes côtés sans bouger,nous parlions de grands vins et croyez moi il y a beaucoup à dire sur ce vaste sujet.Subitement Thomas  prononça un petit discours de circonstance qui le mettait en valeur et qui m'abaissait au plus bas.Je ne dis aucun mot ne relevais aucun de ses propos,je partis discrètement vers la sortie pour m'effacer  car je détestais ce genre de problèmes qui me mettent mal à l'aise.Lorsque soudain le jeune homme aux yeux bleus me prit la main et à haute voix me félicita de tout ce que je faisais dans le domaine et tout le monde m'applaudi,j'étais gênée de tant de gratitude de tant de compliments que j'en devins toute rouge.Thomas s'apercevant que tout son cinéma pour me détruire ne marchait pas commença à boire de nombreux verres de vin et lorsque j'entendis au bout  d'un certain temps ses propos sans aucun sens je compris qu'il fallait vite mettre un terme à cette fête car il allait foirer une fois de plus cette vente de grands cru.

    Marc Lemoine  le jeune homme  aux yeux  bleus me donna sa carte de visite dans l'espoir réciproque de me revoir.Après avoir salué et remercié tout le monde ,les portes du domaine se refermèrent.De loin en rentrant j'aperçus une ambulance qui sortait du domaine à vive allure,je me précipitais au domaine quand on me dit que Thomas venait d'être transporté à l'hôpital,il avait beaucoup trop bu et pour calmer une atroce douleur à la jambe il avait avalé beaucoup trop de médicaments.A l'hôpital on lui fit un lavage d'estomac et des tas d'examens de toute sorte pour trouver d'où venait ce mal.Je restais près de son lit pour attendre son réveil,lorsqu'il ouvrit les yeux il fut très étonné de me trouver à ses côtés,et il s'excusa de son comportement.Il devait rester sous surveillance quelques jours et comme je ne voulais pas le laisser seul j'ai demandé à rester également à l'hôpital et j'en ai profité  pour me faire faire des examens de santé que j'avais négligés jusqu'ici.Aussitôt on s'occupa de moi examen sur examen et quelques jours plus tard juste avant de quitter l'hôpital le docteur nous rendit tous nos papiers avec les résultats des examens.

    Arrivée  au domaine je jetais un regard vite fait sur les résultats  quand soudain je me sentis très mal au point de m'évanouir,je trouvais sur mes papiers et ceux de Thomas le même  ADN,de suite je courais montrer cela à Thomas,nous étions sous le choc l'un comme l'autre,car en fin de compte nous étions frère et soeur,et jamais nos parents n'en avaient touché un mot.Par la suite beaucoup de mystères furent éclaircis je compris mieux pourquoi j'étais sur le fameux testament . Après de nombreuses discutions entre nous la vie devint beaucoup plus agréable,Thomas était très heureux d'avoir une soeur qui prenait soin de lui surtout maintenant qu'il était dans un fauteuil.

    Désormais la vie au domaine était magique tout ce passait très bien ,et je fini mon histoire en vous annonçant la superbe nouvelle"3 mois plus tard j'épousais Marc pour le meilleur et pour le pire".

    Et l'association du Saint Emilion et du Monbazillac nous fit une renommée d'enfer dans toute la région.

     FIN

    Histoire de Lara

    "Au delà de nos différences"histoire écrite par Lara

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    A l'ombre de mon arbre" histoire de Lara

     

     A l'ombre de mon arbre.

    Mon histoire se déroule dans un petit village en plein coeur de notre belle campagne.A ma naissance on me donna le prénom de Sophie,et c'est à partir de ce moment précis que mon histoire commence.J'avais une grande soeur de 5 ans mon aînée qui s'appelait Maude,mon papa était un homme plein de vie,toujours une blague à sortir pour faire rire l'entourage,quant à maman c'était plutôt le contraire,elle était de nature discrète,et elle avait souvent honte du comportement de papa.

    Les années passèrent et on comprit vite que je ressemblais de plus en plus à mon papa.J'étais une fillette différente des autres,d'ailleurs j'étais toujours mise à l'écart,car en leur présence je ne me sentais pas dans mon élément,je préférais être seule avec mes poupées mes animaux et la nature,hé oui j'adorais être entourée d'arbres de fleurs et d'animaux,c'était toute ma vie.Je me construisais des cabanes dans les arbres,surtout dans un arbre en particulier car aussitôt l'école terminée je courais me réfugier dans (mon arbre),je précise bien (mon arbre) car ce vieux chêne m'avait vue grandir pleurer rire je lui racontais mes problèmes,mes fous rires,et souvent je m'endormais dans ses bras bercée par toute cette splendide nature qui m'entourait.Très souvent avec mes petits bras j'essayais de faire le tour de mon arbre,la joue contre son écorce j'écoutais la vie,je l'écoutais tellement fort que j'entendais même son coeur battre,c'était mon meilleur ami.

    Au fur et à mesure que les années passèrent je lui faisais des tas de promesses.Jusqu'au jour ou ma vie fut bouleversée car de nouveaux habitants emménagèrent dans le village,et dans cette famille je remarquais très vite un petit garçon qui s'appelait Pierre je disais rien  mais  depuis des semaines j'observais tous ses  faits et gestes,à l'école il était comme moi ,pas tellement estimé,toujours à l'écart des autres,et lorsque  je suivais son regard je comprenais vite que lui aussi  rêvait d'évasion,il me ressemblait,il regardait souvent la fenêtre,plongé dans son monde imaginaire il  construisait des rêves aux goûts sucrés et acidulés.

    Un jour en sortant de l'école je vis un regroupement d'enfants et entendis leurs cris ,je m'approchais doucement pour voir ce qui ce passait,et grand fut mon étonnement lorsque je vis Pierre qui se faisait tabasser.Ils étaient 5 contre lui à le battre et à l'insulter,mais je ne pouvais rien faire,j'étais très triste et je voulais que cela cesse,je courue à toute vitesse dans l'église qui était toute proche,et j'entraînais monsieur le curé par sa soutane pour qu'il les sépare.C'est ce qu'il fit après les avoir sermonnés.Quant à moi  je repris la route pour entrer chez moi,quand soudain j'entendis une petite voix me dire"Sophie attends moi"je me suis retournée et je vis Pierre qui arrivait vers moi en boitant et le visage plein de sang,je sortis mon mouchoir et lui tamponna le visage,il me souriait et doucement plaça sa main dans la mienne.A ce moment là j'ai compris qu'il serait  l'homme de ma vie.

    Il me  regarda les yeux plein de larmes et me remercia de l'avoir aidé,à partir de ce jour plus jamais nous nous sommes quitter.Le soir même je courus dans mon arbre pour lui raconter mon aventure,et sur une branche très haut j'ai gravé les lettres S P entourées d'un coeur ,mon arbre était témoin de la promesse  que je venais de lui faire.

    Les années passèrent doucement et notre amitié était en béton ,dans le village quand on apercevait l'un d'entre nous l'autre n'était jamais bien loin.Tout le village nous appelait les inséparables.

    Je me souviens de toutes ses parties de pêche ou l'on rentrait bredouille,mais le coeur plein de vie et d'amour.Mon Dieu que la vie était belle Pierre fait partie  de ma vie,je lui parle de tout,il me comprend,il me conseille,nous sommes tellement complice.

    Un matin en sortant de la douche je me suis rendue compte que mon corps changeait,des formes apparaissaient je me sentais un peu perdue,car je ne voulais surtout pas quitter le monde de l'enfance il me convenait très bien,et vite j'enfilais des vêtements amples pour dissimuler tous ces changements.

    Pierre avait trouvé un petit travail chez un cultivateur d'à côté.Il travaillait dur pour pas grand chose,mais il était tellement heureux de vivre que jamais il ne parlait de son salaire de misère.Moi je faisais du ménage chez monsieur le curé,et souvent après mon travail j'allais retrouver Pierre dans les champs pour l'aider aux foins ou aux travaux de la ferme.

    Jusqu'au jour ou pendant une moisson, n'étant  pas en avance, je lui donnais un coup de main.Soudain on entendit l'église sonner midi,je prie le panier pour manger à ses côtés,car dans ce genre de travaux il fallait prendre des forces.

    Nous nous sommes assis dans la paille et nous avons commencé à manger quand soudain pour rire  comme toujours Pierre  s'approcha de moi et voulu accrocher des cerises en guise de boucles d'oreille,et en baissant un peu le regard plus bas il devint tout rouge et commença doucement à me caresser la poitrine,mon envie était de m'enfouir mais mon coeur me disait "reste",je restais prés de lui toute gênée,j'acceptais ses caresses tellement douces que je ne voulais pas  qu'il  s'arrête.Il m'allongea dans la paille et ensemble  nous regardions le ciel,nous servant des nuages pour fabriquer des dessins imaginaires.Un coup de tonnerre éclata annonçant un gros orage.Vite nous partîmes nous mettre à l'abri dans une petite cabane un peu plus loin.

    Là nous nous sommes remis à chahuter.Soudain Pierre changea encore de comportement.Il me bascula sur le sol et commença à me toucher partout,à couvrir tout mon corps de baisers.Il  m'embrassait  tendrement.Je ne comprenais  rien à ce qui m'arrivait.J'adorais ce qu'il me faisait et j'étais paralysée.Je ne voulais surtout pas qu'il s'arrête.Mon corps était en ébullition et je commençais,moi aussi à le toucher.Je me suis très vite rendue compte que mon Pierre était devenu un homme.Il leva ma robe et commença à m'embrasser  doucement.Il était sur moi et il parcourait tout mon corps en respirant profondément.J'avais envie de plein de choses mais je ne pouvais pas les expliquer exactement.Mon Dieu que c'était bon!!! je gémissais de plaisir.Nous étions en train de vivre un amour avec un grand A.

    Que de bonheur,nous nous sommes aimés comme des fous.Finalement sans retenue et sans aucun tabou nous avons fait l'amour chaque jour de plus en plus fort.J'allais tout raconter à mon arbre préféré,je me perchais sur ses branches et je lui parlais.Il me répondait à sa façon en caressant doucement mon visage avec une petite brise légère.

    J'allais fêter l'anniversaire de mes 18 ans.Mes parents décidèrent de faire un petit repas sans prétention aucune.Ma mère fit une belle tarte aux pommes agrémentée dessus par 18 petites bougies c'était la première fois de ma vie que nous fêtions un anniversaire.J'aidais ma mère en cuisine.Nous avions fait une entrée avec les belles tomates  de notre jardin.Elles avaient une saveur si particulière.Un rôti tout doré mijotait dans le four,toutes ces odeurs se mélangeaient en cuisine ce qui donnait un air de fête que jamais je n'avais connu jusque-là.Ma soeur Maude cherchait sans relâche ce qu'elle aurait pu m'offrir en ce jour si particulier.Tout le monde  savait que j'étais une personne très simple  très ordinaire et que  je me contentais de peu.

    Même papa avait remonté de la cave un vin,enfin disons plutôt une piquette car nous n'avions pas trop le sou.Nous étions heureux avec le peu de chose que nous avions,même croquer dans une simple tartine de confiture était une chose merveilleuse pour chacun de nous.Nous avions invité la famille de Pierre à notre repas.Nous étions en plein mois d'août,nous avions installé une vieille table en bois dehors derrière notre maison et avions posé dessus une nappe à carreaux,et pour une fois ma mère sortie sa plus belle vaisselle.J'étais très contente de tous ces changements,de ce renouveau qui se préparait avec tant de gaîeté.

    Les invités arrivèrent un à un ,puis nous nous  sommes retrouvés tous à table.Je me souviens que maman avait déposé un superbe bouquet de fleurs des champs en plein centre de la table.Elle savait que j'appréciais énormément ces fleurs que dame nature nous offre si généreusement.

    Ce bouquet était le cadeau de maman et cela m'avait énormément touché.Elle connaissait ce que mon coeur aimait.J'ai toujours conservé jusqu'à ce jour une partie de ce bouquet que j'avais laissé sécher dans des livres en guise de marque pages,et jamais ne ne m'en séparerai. Maude m'offrit ce jour -là un paquet de pralines.C'était le genre de sucreries que j'adorais.

    Pierre étais assis juste en face de moi et nous commencions à manger.Ses yeux brillaient comme jamais,me fixant sans cesse et son regard étrange ne me quittait pas une seconde.Je savais qu'il m'aimait,rien que dans son regard je comprenais ce qu'il voulait me dire.Je me suis levée pour aller chercher du pain en cuisine,Pierre s'empressa de me rejoindre.Dans un coin de la pièce,il me poussa contre le mur et m'offrit un baiser fougueux,interminable.Ma tête tourna,tourna,tourna.

    Nous avions encore envie l'un de l'autre mais vue les circonstances nous devions nous calmer ,pour ne pas faire jaser.Revenus à table,les plaisanteries de papa commencèrent,il avait dû forcer sur sa piquette.Il n'arrêtait pas de plaisanter et tout le monde éclatait de rire.Ma mère ne cessait de lui dire" tais toi tu me fais honte".Quel merveilleux souvenirs.

    Lorsque maman apporta la tarte,Pierre se leva de table et donna des petits coups de cuillères sur sa tasse pour prendre la parole,tout le monde fit silence et tous les regards se posèrent sur lui.

    Pierre plongea sa main dans sa poche et s'approcha de moi ,il mit un genou à terre et me dit à haute voix"Sophie veux tu m'épouser"???Je fus étonnée et surprise car ce que j'adorais voir dans les films d'amour se produisait devant moi avec l'homme de ma vie.J'éclatais en pleurs,je tremblais ,mes jambes n'arrivaient plus a me soutenir,j'étais émue et tellement heureuse que je finie par lui répondre"ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii".Il mit à mon doigt une petite bague en argent toute simple, mais tellement belle à mon coeur.Il avait économisé des années entières en mettant de côté sou par sou pour cette occasion ce qui lui donnais une valeur inestimable a mes yeux.

    Désormais ,il nous fallait attendre 2 ans compte tenu  que nous avions décidé de nous marier pour nos 20 ans.Malgré tout,le temps passait vite,car notre amour était de plus en plus grand.Les mois passèrent sans même s'en rendre compte.Pendant ce temps je préparais ce que nous appelions à l'époque un trousseau.Je brodais de mes petites mains mes draps de métis avec les initiales S P comme sur mon arbre.Notre amour grandissait encore et encore ,jusqu'au jour ou je me suis  sentis très mal ,prise de vertiges et de vomissements a répétition.je  suis allez voir de médecin du village et à moitié surprise il m'a confirmé ce qui devais arriver:j'étais enceinte.Mon Dieu,que faire?comment le dire à mes parents?

    L'angoisse ne me quittait plus,je ne savais pas comment le dire a ma famille et encore moins à Pierre.Tout le long du chemin je me posais des tas de questions et je fini par aller tout raconter à mon arbre en premier ,car lui connaissait mieux les tenants de notre belle histoire.

    C'est très souvent en sa présence que nous nous sommes tant aimé et là j'ai décidé d'aller voir Pierre et de lui annoncer la nouvelle.Je suis partie sur le chemin ou il travaillait je l'ai aperçue au loin dans les champs.Je m'approchais de lui doucement il me vit,lâcha son outil,et vint à ma rencontre.Il me souleva de terre et tourna ,tourna ,me faisant voler comme un papillon.Je soudai ma bouche sur la sienne d'un baiser très long et très doux,et lorsqu'il me déposa au sol ,je lui dit"tu va être papa mon amour",et là il me regarda  avec de grands yeux  les larmes coulèrent sur ses joues,il devint complètement fou de joie.Il se jeta à genoux et remercia  Dieu à haute voix de ce bonheur qui lui arrivait.

    Il se moquait éperdument des commérages du village,de tout ce qui allait ce dire,il m'aimait fort et pour lui rien d'autre ne comptait.Il fallut penser sérieusement à le dire à la famille,ce  que Pierre fit immédiatement.De son côté,sa famille le prit très bien et avec philosophie,quand à moi je me décidais de le dire au souper du soir.A table ,comme tous les soirs mon père commença à parler de notre mariage futur,et soudain je prie courageusement la parole et je déclara  ouvertement ma grossesse,ma mère fit le signe de croix,en demandant pardon de notre conduite,elle commença à ce soucier de ce que les gens allaient dire.Mon père me regarda avec un sourire en coin,et avec son humour légendaire il me dit"voila tu es tombée sur une pointe rouillée et tu as choppé le tétanos!"

    "Tu récoltes ce que tu sème ma fille".Fait nous un beau garçon pour garder notre lignée intacte et ne t'occupe pas du reste,je m'en charge.Il n'y avait aucun problème pour l'arrivée de ce bébé.Seul bémol je perdis mon travail,car monsieur le curé me demanda  de ne plus revenir travailler à cause des bavardages méchants du village.Il m'expliqua que les fidèles se faisait de plus en plus rare et que s'il me gardait il n'aurait plus personnes à la messe,même si ce n'était que de vieilles bigotes de bénitier.

     Je compris ce qu'il voulut dire et je cessais d'y aller.De toute façon je ne pouvais plus faire ce que je faisais avant.Mon ventre devenait rond comme un ballon,j'avais hâte de mettre au monde mon bébé.C'est ainsi que vu la vitesse des événements nous avions décidé d'avancer la date du mariage.Le mariage fut prévu pour le moi suivant.Comme de bien entendu les bavardages marchaient fort dans le village.Comme le papa de Pierre était le boulanger,les gens se méfièrent car ils avaient besoin de son pain.

    Finalement tout commençait à s'arranger.Progressivement les mauvaises langues se fatiguèrent et les gens ,qui étaient si faux jetons allèrent jusqu'à demander de mes nouvelles aux parents.Un matin,alors que tout le village se réveillait au chant du coq,je compris que quelque chose d'inattendu allait se passer.Je n'était pas bien du tout,je présentais quelque chose de mauvais mais je ne pouvais pas dire quoi.Quand finalement quelques heures plus tard nous entendions le garde champêtre faire sonner sa cloche dans le rue principale du village

    Cela n'arrivait que dans les moments importants.Tout le monde sortait des maisons ,inquiets.La nouvelle fut de taille!L'allemagne nous déclarait la guerre,et malheureusement la France demandait aux jeunes gens de prendre le train dans 8 jours pour aller défendre la patrie.Je suis restée là sans pouvoir prononcer un seul mot,j'étais toute retournée  par cette nouvelle,j'ai enlevé mon tablier et je suis allée dans les champs pour raconter cela à Pierre.

    En me voyant arriver dans cet état,il prit peur et vint à ma rencontre à toute vitesse.Je lui appris la nouvelle et les yeux plein de larmes il me prit dans ses bras et me fit la promesse de toujours revenir vers moi.Même la guerre ne réussirait pas à nous séparer.Je fut à moitié soulagée.Tous nos projets se trouvèrent  chamboulés.Toutes les   bonnes résolutions que nous nous étions fixées et que tout le monde s'éfforçaient de respecter au mieux furent misent de côtés.Je n'aurais jamais imaginé ma mère demander a Pierre de rester vivre chez nous jusqu'à son départ.Je ne reconnaissais plus maman elle qui était si droite ,si pudique,en lui demandant cela ,j'ai de suite compris que ce qui nous arrivait était grave.

    Elle voulait nous offrir encore des moments de bonheurs de peur que ce ne soient les derniers  que la vie nous offrait.A partir de ce moment,nous avons habité dans ma chambre pendant plus d'une  semaine,nous n'en sortions que pour manger et pour aller rendre visite  à mon arbre.Le village était devenu un village fantôme,plus de bruits,plus d'enfants dehors,même  les oiseaux ne chantaient  plus.Ce changement brutal me faisait peur.Pierre était aux petits soins pour moi .Il s'endormait la tête sur mon ventre à parler au bébé.Il lui expliquait que par malheur s'il n'était pas présent à sa naissance,il reviendrait tôt ou tard à la maison.Tout ceci était contre sa volonté.

    Il me couvrais de mots d'amour et de caresses j'avais l'impression qu'il m'en donnait en réserve pour les moments ou je serais en manque.Il adorait  me voir me  déshabiller devant lui ,avec mon gros ventre plein de vie,mes seins gonflés d'envie.A chaque petite fatigue il prenait soin de moi,il me massait le dos et  m'obligeait à marcher jusqu'à mon arbre pour m'aider soit-disant lors de mon accouchement.

    Je lui fis la promesse que jamais je n'aimerais un autre homme et que j'attendrais son retour.La date de la séparation arriva.Mon Dieu quel angoisse!Cette dernière nuit-là nous l'avons passée à parler et à s'aimer.Nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit ,et lorsque le coq se mis à chanter nous étions déja debout depuis longtemps.L'odeur du café montait jusque dans l'étage.Je m'étais levée très tôt pour lui préparer un bon petit-déjeûner,en priant le ciel que ce ne soit pas le dernier.Je le regardais  attentivement et enregistrais dans ma tête ses moindres gestes afin de pouvoir me les ressasser après son départ.

    Je le vois encore croquer dans sa tartine de confiture et comme à l'accoutumée ce matin-là il fit tomber de la confiture sur son pyjama .Ceci nous fit bien rire une fois de plus.Puis nous sommes remontés à l'étage et cette fois c'est moi qui lui ait fait sa toilette de la tête aux pieds.Je savonnais chaque partie de son corps en espérant ne jamais le perdre.Je couvris son corps de baisers tout chauds et je le bombardais de conseils.Son père lui avait amené une grande musette remplie de pains chauds et de gâteaux .A ce moment-là j'enfonçais dans un de ses pains une photo de moi que j'avais enroulée très serrée.Nous nous décidons à regret de sortir de la maison car il était l'heure de nous rendre à la gare.

    Arrivés sur la place les femmes et les mères pleuraient serrant leurs êtres chers sur leur coeur.Le moment des adieux était arrivé.J'embrassais Pierre tendrement sans verser une larme ,car j'avais confiance en sa promesse.Il me remonta le moral en me disant que chaque jour il m'écrirait.Soudainement il murmura à mon oreille que si c'était une fille il aimerait qu'elle s'appelle Clara et si c'était un petit garçon il aimerait que ce soit Antoine.

    Le train siffla et tout le monde sauta dans le train puis je vis s'éloigner au loin le blanc de son mouchoir.Mon coeur se serra si fort que je  me sentis mal et à l'instant précis ou l'homme de ma vie s'éloignait de moi un autre petit être demandait à venir comme pour le remplacer durant son absence.Toutes ces émotions ont participé à déclencher mon accouchement,j'hurlais de douleurs,et très vite on me ramena à la maison.

    J'insistais pour que l'on me remonte à l'étage.Je voulais accoucher dans le lit ou il y avait encore l'odeur dePierre.Mon ventre se déchirait,c'était atroce,je criais de douleurs .Je suis certaine que je criais si fort que mon Pierre devait m'entendre de là-bas.Ma mère me parlait,elle m'encourageait à pousser très fort à chaque nouvelle contraction.Les heures de souffrance continuaient mais rien ne se passait.J'étais à bout de force je n'en pouvais plus .Enfin au bout de 7 longues heures de souffrance mon bébé commença à sortir.Il était tout petit .J'attendais angoissée d'entendre ses premiers cris de vie.Quel soulagement lorsqu'au bout d'un moment je les entendis.

    J'étais soulagée.Je pensais enfin avoir fini  de souffrir.Quelques instants plus tard les mêmes douleurs recommencèrent,je ne comprenais plus rien.Je ne savais pas qu'un accouchement pouvait faire autant souffrir même âpres la naissance.C'était tout simplement le deuxième bébé qui demandait lui aussi à sortir.Oui ,vous l'avez compris ,j'ai mis au monde deux bébés :un garçon et une fille.

    Quel bonheur ,tous les deux très petits mais malgré tout plein de vie.Ah si seulement Pierre était partit un peu plus tard il aurait vu ses enfants .Ma mère m'expliqua que non.Ce n'était tout simplement que l'angoisse de son départ qui avait tout déclenché.On me déposa Clara et Antoine dans chacun de mes bras et épuisée de fatigue je m'endormis.

    Le lendemain j'écrivais a Pierre une longue lettre pour lui annoncer la nouvelle.Les jours passèrent doucement entre les biberons et les couches .Les semaines passèrent,les bébés poussaient comme des champignons.Un matin le facteur  m'apporta enfin une lettre de Pierre.Il était fou de joie pour les bébés.Nous ferons une belle fête lorsque je rentrerai  dit Pierre.Je lisais chaque jour ses lettres pleines d'amour,je l'adorais de toute mes forces il était tout pour moi.Les mois passèrent et toujours cette maudite guerre qui faisait tant de morts.Puis je commençais a m'angoisser  sérieusement car depuis des semaines plus aucune lettre de Pierre.Le facteur passait devant la maison et me faisait un signe de la main tout triste de ne pouvoir me donner de la joie.

    Je ne mangeais plus et je ne trouvais plus le sommeil malgré ma fatigue avec les bébés.Je me laissais dépérir.Je n'avais plus envie de rien ,même mon père n'arrivait plus à me faire rire.Chaque après-midi j'allais sous mon arbre avec mes enfants ,je tricotais et je pensais à Pierre jusqu'au jour ou j'entendis une voiture s'arrêter devant notre maison.

    Deux hommes en uniforme en sortirent,ma mère discuta avec eux et elle se mit à hurler.En un instant j'ai compris que mon Pierre ne reviendrait plus jamais.J'ai serré contre moi mes enfants et je voulais mourir pour aller le rejoindre.A cause de mes deux enfants je ne pouvais pas faire cela,je ne pouvais pas les abandonner.La douleurs était immense.Nous avons  fait dire une messe pour Pierre.Tous ses amis remplissaient l'église.Je ne savais plus quoi faire,j'étais anéantie.Pas un seul jour ne passait sans que je ne pleure ,il me manquait et je ne supporterais jamais cette fin tragique que nous ne méritions pas.

    A cela ,j'en voulais même à Dieu de me l"avoir enlevé.Je ne croyais plus en rien ,n'y en Dieu n'y au diable.Je prenais mes enfants et j'allais me réfugier chez mon ami de toujours"mon arbre"Il me consolait à sa façon.Je tricotais durant des heures et je ressassais mes heures de bonheur avec Pierre.Les jumeaux commençaient à se tenir debout jusqu'au jour ou j'entendis Antoine dire ses premier mots "papa"Il marchait seul en trébuchant dans la direction opposer à moi.Je me retournais pour le surveiller et grande fut ma surprise de voir mon Pierre qui arrivait doucement vers nous avec des béquilles sous chaque bras.Je me frottais très fort les yeux,car je croyais rêver.Mais non je ne rêvais pas ,mon Dieu il était revenu.Pierre laissa tomber ses béquilles,pris les  enfants dans ses bras et couru vers moi.Nous nous sommes embrassés pendant des heures.Ne me dite jamais qu'un enfant ne comprend rien ,car  notre Antoine a très bien compris que c'était son papa qui était de retour.Enfin nous avons recommencé à vivre,les belles couleurs de la vie  on de nouveau retapisser mon coeur.

    Finalement  nous nous sommes mariés,un petit mariage très simple ,rempli d'amour.Je me souviens encore de Monsieur de maire lorsqu'il me demanda ou était mon témoin ,je lui ai répondu sans hésitation(mon témoin ne peux pas se déplacer)il m'a vu naître,il me verra mourir et lui seul est digne d'être mon témoin car je l'ai gravé toute ma vie sur son coeur c'est mon" ARBRE"

    Il leva les yeux au ciel et haussa les épaules,je ne lui en veux pas car pour comprendre cette histoire il faut simplement l'avoir vécue.Ce ne fut pas son cas.Désormais avec ma petite famille je peux maintenant faire le tour de mon arbre et ensemble nous écoutons son coeur battre,et lorsque nos coeurs cesseront de battre le sien continuera toujours de battre .De notre Amour et née Amandine plusieurs années plus tard.Sur le porche de notre maison ,Pierre a fait de ses mains une petite pancarte ou il avait gravé" ici la maison du bonheur "

                           

    A l'ombre de mon arbre" histoire de Lara

    A l'ombre de mon arbre" histoire de Lara

    A l'ombre de mon arbre" histoire de Lara

     Histoire écrite par Lara"merci a Albert et Jacqueline pour l'aide apporté à la correction de l'orthographe"

     

     


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